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Dessins animés et violence : Faut-il s’inquiéter pour son enfant ?

Posted In Parenting, Parents - By KidsMug On Thursday, January 23rd, 2014 With 0 Comments

 

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Les programmes de télévision et autres jeux vidéo et dessins animés destinés aux enfants sont de nos jours, et pour la plupart, basés sur la violence. Guerres, agressions, armement, jeux électroniques violents… tout est mis en avant. L’enfant n’ayant pas les facultés intellectuelles d’un adulte risque gros, notamment en l’absence de tout contrôle parental. Ainsi, il fait dans la simulation exposant sa vie et celle d’autrui à des dangers réels. Ce monde de science fiction peut, en effet, devenir réalité parce que l’enfant n’a pas la conscience nécessaire pour comprendre ces risques. Les parents qui cèdent aux caprices de leurs enfants en leur achetant tout ce qu’ils désirent comme jouets, même si cela dépasse leur âge ou en les laissant regarder des séries violentes, peuvent ainsi se retrouver dans des situations inextricables. Des spécialistes avertissent sur les risques encourus par les enfants au vu des programmes des médias au contenu souvent violent. Explications.

Qui de nos jours n’a pas entendu dans sa maison ou dans son entourage un enfant se réjouir devant une console de jeux ou devant un téléviseur, de la mort du « méchant » qui a été battu, encore une fois, par le super héros ?
La scène semble familière, même si l’on ne comprend pas ce que nos enfants trouvent aux dessins animés d’aujourd’hui. Un simple conflit de générations ? Pas tout à fait ! Il suffit de se rappeler les programmes pour enfants des années 1980/90 et d’effectuer une petite comparaison avec les programmes actuels.
En effet, entre les Looney Toons, qui étaient plus basés sur l’humour et la fantaisie, et les dessins animés mettant en avant guerres, robots et meurtriers, nous n’élevons pas la même génération.
Pour les enfants d’aujourd’hui, il est devenu « permis » de tuer et de torturer du moment que cela est fait pour que le « bien » triomphe. Les « bons » qui poursuivent les « méchants » a toujours été le sujet sur lequel on tissait les faits de toutes créations audiovisuelles destinées à un public juvénile.
Mais si le principe est toujours le même, qu’est-ce qui fait que les programmes de cette époque sont plus violents que ceux d’avant ? Simuler ce que l’on avait tendance à présumer. Pour y voir clair, il suffit de comparer la fin de multiples histoires anciennes ou contemporaines soient-elles. Dans les premières, le personnage nuisant avait pour sort de disparaître de la vie des innocents, éclater en un beau feu d’artifice, se transformer en un animal domestique ou encore servir la communauté pour le restant de son existence. Toutes étaient des solutions qui ne bousculaient aucunement le monde innocent de l’enfant, un monde qui se trouve aujourd’hui confronté à de multiples intrusions.
Un monde constamment en guerre, où les personnages de plus en plus ressemblant aux enfants – grâce ou à cause du développement technologique – se font tirer dessus, agresser ou renverser par des voitures. « Avant d’atteindre l’adolescence, l’enfant n’a pas la même perception de la mort que l’adulte, il n’a pas encore la conscience nécessaire pour comprendre qu’elle est définitive, introduire l’idée de la mort et lui véhiculer l’image – même fabriquée par ordinateur – c’est une violation du droit de l’enfant et un non-respect au monde innocent dans lequel il vit », souligne Mme Fekrache, directrice générale du centre de recherches et d’applications psychologiques. « La morale est rare ou inexistante dans des programmes qui mettent en avant la guerre des mondes, des enfants agents secrets et d’autres se lançant dans des carrières artistiques avant d’en avoir fini avec le collège. On met l’enfant devant un monde d’adulte, pour lequel il n’est pas prêt », ajoute-t-elle. Que promouvons-nous par ce genre de programmes ? Quelle est l’influence sur le comportement de nos enfants ? Comment la contrecarrer ? Nombreuses sont les questions soulevées par les centres de recherches en pédopsychiatrie et les universités. Si les sociétés les plus sensibilisées et les plus informées s’inquiètent, la nôtre devrait tirer la sonnette d’alarme étant un pays consommateur en matière médiatique et totalement dépendant de la production japonaise et européenne quant aux programmes pour enfants.
Mme Fekrache explique que « l’enfant est aujourd’hui le plus grand consommateur d’images de sons et d’idées. Si cet enfant n’a pas le soutien de l’éducation et une solide relation avec ses parents, basée sur la communication et le rapport avec l’entourage, il est à se poser des questions sur l’adulte qu’il sera plus tard ».Mme B. directrice dans une école primaire à l’est d’Alger, nous parle des élèves de son école : « On a beau instaurer la discipline au sein de l’école, il suffit de tourner le dos quelques minutes pour que les enfants se mettent à reproduire des scènes de leur héros préféré dans la cour ou dans les couloirs ». « Ce phénomène s’est accentué dernièrement, on avait plus d’aisance à contrôler la classe avant, mais cela devient de plus en plus pénible », confie Mme Nouacer, enseignante dans la même école. Dans sa classe, deux garçons développent une passion un peu étrange pour leur âge : dessiner des armes. Mohamed et Raouf, tous deux âgés de 6 ans, dessinent durant leur temps libre – et parfois pendant les cours – différents types d’armes, de grenades et de couteaux. « Mon grand frère joue à San Andreas, il m’a appris à jouer aussi avec lui, c’est comme cela que j’ai appris à différencier ces armes et à les dessiner », raconte Mohamed. Rappelons que « San Andreas » est un jeu vidéo qui est interdit aux moins de 18 ans. Qu’est-ce qu’ils lui trouvent, à ce jeu, les enfants de six ans ? « On a la possibilité de voler des voitures, tirer sur les piétons et parfois on peut même tuer des policiers », s’expriment les deux garçons. A méditer…
Mme Fekrache explique que « les jeux vidéo et les dessins animés violents ont non seulement une influence à court terme sur le comportement de l’enfant, mais aussi un impact à long terme sur la construction de sa personnalité ».
Le petit Algérien a-t-il une préférence pour les dessins animés violents ? Pas du tout !
« L’enfant est une éponge, il prend ce qu’on lui présente et donc il subit la sélection des chaînes de télévision… les parents doivent faire le choix entre un baby-sitting pas cher et la santé mentale de leur enfant », précise-t-elle.
Source de l’article: http://www.horizons-dz.com/?Dessins-animes-et-violence-Faut-il

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