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Conseils pour aider nos enfants dans leurs relations d’amitié

Posted In Dads, Moms, Parenting, Parents - By KidsMug On Monday, January 27th, 2014 With 0 Comments

 

 

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Nos enfants ont peut-être des relations houleuses avec leurs amis ? Parfois, c’est la joie, la belle harmonie entre eux ; quelques jours plus tard, les voilà en mauvais termes, comme si c’en était fini définitivement de leur relation d’amitié ; puis ils redeviennent amis, les meilleurs amis du monde… Jusqu’à ce que surviennent d’autres conflits, et ainsi de suite. Devant tous ces hauts et ces bas, nous souhaiterions avoir une vraie discussion avec eux sur ce sujet, faire une bonne mise au point. Il est fort probable qu’ils aient besoin de connaître certaines «lois» qui gèrent les relations entre les individus.

Voici quelques principes qui pourraient alimenter nos discussions avec nos enfants, afin de les aider à stabiliser leurs relations d’amitié, à faire en sorte qu’elles soient moins tumultueuses et qu’ils en retirent plus de joie.

1. D’abord, être vraiment amis, être les meilleurs amis du monde ne veut pas dire être obligés de se côtoyer le plus souvent possible. Oui, entre de vrais amis, il y a souvent des contacts, des rencontres. Mais ça arrive tout naturellement, sans forcer les choses, sans se créer toutes sortes d’obligations l’un envers l’autre. De cette façon, c’est agréable ; mais lorsque nous nous sentons obligés à quelqu’un, sous prétexte qu’il est notre meilleur ami, ça peut devenir contraignant et c’est comme si, pour la durée de cette relation d’amitié, le compte à rebours est déclenché.

Donc, être de grands amis ne veut pas dire être esclave l’un de l’autre. Un ami, ça doit rester libre. Si notre ami n’a pas le droit d’avoir aussi d’autres amis sans déclencher de la jalousie, il y a un problème. L’amitié devient alors esclavage. Nous avons droit aussi de côtoyer d’autres personnes que notre meilleur ami. Il faut même permettre à notre ami d’avoir comme autre ami quelqu’un avec qui nous ne nous entendons pas bien. Si nous faisons une bonne mise au point avec notre ami là-dessus, nous comprendrons que s’il se tient avec l’autre, ça ne veut pas dire qu’il devient notre ennemi, qu’il se met à penser comme l’autre.

2. Il y a des personnes avec qui il est agréable de se tenir souvent, d’autres avec qui il vaut mieux le faire occasionnellement, d’autres avec qui ça va bien quand les rencontres se font rares. Plus que ça, les conflits s’installent ou encore, nous nous lassons d’être ensemble. Il ne s’agit donc pas de sélectionner ceux qui sont de vrais amis — parce que nous pouvons nous tenir souvent avec eux — de ceux qui seraient à rejeter parce que nous ne pouvons pas nous tenir souvent ensemble, sans que des problèmes n’éclatent. À vrai dire, nous n’avons pas à rejeter personne. Nous pouvons être en bons termes avec une multitude de gens. L’enjeu, c’est de trouver la juste fréquence de rencontres avec chacun. Même celui avec qui il est mieux de se tenir rarement, à cause de son tempérament ou de certains défauts, nous pouvons quand même avoir quelques bons moments.

3. Même entre amis, il peut arriver que la bonne humeur ne soit pas au rendez-vous. Au lieu d’en venir à se quereller et risquer de rompre la relation d’amitié, il vaut mieux s’éloigner temporairement l’un de l’autre, quand ça ne va pas, justement pour éviter la chicane et la rupture. Il n’y a pas de mal à se dire : «Toi et moi, ça ne va pas aujourd’hui ! Que dirais-tu si on se reprenait demain ?» Et alors, chacun prend congé de l’autre… sans rancune.

4. Il y a des amis qui sont de bons confidents. Avec eux, nous pouvons échanger, partager nos expériences, nos préoccupations, nos problèmes et nous avons l’assurance que nos confidences vont être respectées et ne seront pas dévoilées. D’autres amis sont de bons amis ; ils ont un bon tempérament, il est agréable de se tenir en leur compagnie et faire des activités avec eux ; mais ils ne sont pas de bons confidents : ils ne savent pas garder un secret. Nous pouvons déjà le voir dans tout ce qu’ils dévoilent au sujet de l’un et de l’autre ; ils peuvent nous promettre de garder pour eux ce que nous allons leur dévoiler, mais curieusement, ils sont incapables de ne pas raconter ce que d’autres leur ont confié. Il vaut mieux ne rien leur confier de personnel et d’intime. Ils vont bientôt le dévoiler à l’un en lui faisant promettre de ne pas en parler… puis à un autre en lui faisant promettre la même chose… et chacun le divulgue en faisant promettre de ne pas en parler… finalement, tout le monde a promis de ne pas en parler et tout le monde le sait.

Avec ces amis, nous pouvons faire des activités agréables, mais pour les confidences, il vaut mieux se tourner vers d’autres. Et surtout… ne faites jamais de confidences personnelles en clavardant avec vos amis. Vous ne savez pas qui, en définitive, vous lira : le frère ou la sœur de l’ami, ses parents peut-être, ou quelqu’un à qui vous ne souhaiteriez vraiment pas dévoiler ces confidences. Gardez les confidences pour les échanges face à face… Encore plus s’il s’agit de parler de quelqu’un qui vous fait de la peine par ses comportements.

5. Sommes-nous obligés de tout dire à notre meilleur ami ? Si nous ne lui disons pas tout, est-ce un signe d’un manque de confiance à son égard ? En réalité, nous avons le droit de ne pas tout dire, de ne pas tout dévoiler, même à un meilleur ami. Nous avons droit à notre jardin secret, à notre intimité. Nous sommes totalement libres de décider de ce que nous dévoilons et de ce que nous gardons pour nous. Ça nous appartient totalement et même notre meilleur ami n’a aucun droit, aucun privilège là-dessus.

6. Devons-nous dire à quelqu’un qu’il est notre meilleur ami ? Imaginez la situation suivante. Votre meilleur ami vous demande : «Est-ce que je suis ton meilleur ami ?» Vous lui dites «oui» sans hésiter et vous voyez que ça lui fait vraiment plaisir. Plus tard, un autre ami vous pose la même question et, comme il est un bon ami, vous ne voulez pas le décevoir. Vous voilà donc en train de lui dire «oui» à lui aussi. Et ce que vous ne souhaitiez pas se produit ensuite : les deux se parlent, l’un dit à l’autre qu’il est content d’être votre meilleur ami et alors l’autre, très surpris, avoue la même chose. Les deux se regardent et se demandent : «Avons-nous affaire à un menteur ?»… Je vous épargne la suite de l’histoire. Personnellement, je ne dévoilerais jamais qui est mon meilleur ou ma meilleure amie, même si je sais de qui il s’agit. C’est trop souvent source de chicanes et de conflits.

À un ami qui demande : «Suis-je ton meilleur ami ?» voici une réponse que vous pouvez lui donner : «J’ai de vrais bons amis et toi, tu en fais partie !» C’est une réponse qui fait plaisir et qui permet d’éviter toute chicane à ce sujet.

7. Entre amis, nous avons souvent des discussions sur un thème ou sur un autre. Et il arrive que sur certains sujets, nous soyons en désaccord et que nous n’arrivions pas du tout à voir les choses de la même façon. Devons-nous rejeter l’autre, en le considérant comme stupide de penser le contraire de nous ? Si nous commençons à faire ça, nous n’aurons pas beaucoup d’amis au cours de notre vie, car il y a tellement de sujets sur lesquels nous avons des opinions différentes. Nous risquons d’avoir des opinions divergentes sur au moins un ou deux sujets par ami. Défendre ses opinions, ce n’est pas une question de vie ou de mort. Même si l’autre n’est pas d’accord, notre réputation n’est pas en jeu. Nous ne devenons pas un menteur pour ça et il n’en est pas un non plus. Nous sommes sincères tous les deux, mais nous ne voyons pas les choses de la même façon ; c’est tout et ce n’est pas plus grave que ça. En discussion, nous pouvons être des adversaires… tout en continuant à demeurer des amis. Devenir un adversaire ne veut pas dire devenir un ennemi.

8. Devons-nous faire tout ce que nos amis nous demandent pour pouvoir leur prouver notre loyauté ? Non ! Il est important d’écouter cette petite voix qui se fait sentir à l’intérieur de nous. Et si, pour prouver notre amitié, nous devons «réaliser des missions» ou relever des défis avec lesquels nous ne sommes pas à l’aise, vis-à-vis desquels, au fond de nous, ça dit «non !», il est de notre devoir de nous affirmer et de refuser fermement, calmement, sans cris, sans insultes. Une personne qui reste elle-même, qui refuse courageusement de faire ce qui n’a pas de bon sens, est, en définitive, plus admirée que celle qui est prête à relever tous les défis, même ceux qui n’ont pas de sens, pour impressionner ses amis ou leur prouver son amitié. Ça commence à ressembler à de l’esclavage. Et l’on risque de lui en redemander encore.

Et si votre ami ose vous dire, devant votre refus : «Si tu ne fais pas ça, tu n’es plus mon ami !», il faut le regarder dans les yeux fermement, sévèrement, et lui dire : «Un vrai ami ne dit jamais de telles choses !»

9. Comment réagir lorsque l’autre se comporte de façon désagréable ? Il ne faut pas l’injurier ni le rejeter, mais savoir lui parler fermement et dans le respect, quitte à monter le ton un peu. Il faut éviter de lui dire des choses comme : «Si tu n’arrêtes pas de faire ça, tu ne seras plus mon ami !» ni lui dire «Arrête, espèce d’imbécile !» Il faut tout simplement nommer ce que nous n’aimons pas, dire ce que ça nous fait et demander fermement d’arrêter. Ça peut ressembler à : «Ça suffit ! Je ne veux plus jamais que tu déformes mon nom comme ça ! Ça m’insulte !» ou encore : «Ça me fâche quand tu changes les règles de notre jeu pour t’accommoder ! Arrête ça !» ou «Quand tu me pousses en présence des autres pour m’agacer, ça m’humilie. Je ne veux plus jamais que tu refasses ça !» L’autre va être probablement surpris de se faire parler sur ce ton, mais il ne vous en voudra pas. Car vous ne l’avez ni injurié, ni menacé, ni agressé.

10. Que faire lorsque quelqu’un vient vous dévoiler que votre ami a dit quelque chose de blessant ou de méprisant à votre sujet ? Aller voir immédiatement votre ami et le confronter ? Vous pourriez le regretter en réalisant que c’est un bateau que quelqu’un vous a monté pour déclencher une chicane entre vous. À ces personnes prétendument compatissantes qui veulent, semble-t-il, vous protéger en s’empressant de vous dévoiler tout ce qui se dit d’incorrect à votre sujet, il faut répondre : «Si mon ami a vraiment des choses à me dire, il viendra me les dire lui-même !» La discussion s’arrête là, et vous continuez à agir comme si vous n’aviez rien entendu de tel.

11. L’enfant est peut-être quelqu’un qui aime taquiner ? Si nous réalisons que ses taquineries déclenchent régulièrement de l’impatience, de la colère chez l’autre, nous pouvons l’informer de quelques règles à respecter à ce propos :

a) Il ne faut jamais taquiner avec des mots injurieux. Le fait de dire à quelqu’un : «Ce que tu peux être imbécile parfois!… Non ! Ce n’est pas vrai ! C’est une blague !» et de répéter ici et là ce genre de taquinerie, peut amener l’autre à croire que vous voulez probablement lui passer un vrai message.

b) Il faut taquiner seulement ceux qui nous connaissent bien et qui savent quelles sont nos vraies intentions.

c) Il faut savoir s’arrêter, surtout quand l’autre nous donne un signe que c’est assez : changement d’humeur, regard sévère ou demande claire et nette d’arrêter.
Source de l’article: http://www.graal.ca/?q=node/380

 

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